Cépage : 100% Roussanne (localement appelée “Bergeron”)
Exposition : Pentes bien exposées sud/sud-est, sur des éboulis
calcaires riches en minéraux
Altitude : Environ 350 à 450 mètres, ce qui favorise une
belle fraîcheur
Agriculture biodynamique certifiée
Sols travaillés sans désherbants, avec enherbement naturel
Tisanes, préparations de bouse de corne, cycles lunaires
respectés
Vendanges manuelles, en caissettes, à pleine maturité
aromatique (souvent fin septembre)
Pressurage : Lent et doux, en grappes entières, pour
préserver les arômes fins
Débourbage : Naturel, par le froid
Fermentation : En levures indigènes (aucun ajout de levures
commerciales)
Température maîtrisée autour de 18–20°C
Pas de chaptalisation
Élevage : En cuves inox ou fûts neutres, selon les
millésimes
Sur lies fines pendant 9 à 12 mois, avec bâtonnage léger si
besoin
Pas ou très peu de filtration
Faibles doses de soufre (SO₂ total autour de 40–50 mg/L)
Les vins du domaine
Ah, le Prieuré Saint-Hughes… Rien qu’à prononcer ce nom, on
croit entendre les cloches lointaines d’un ancien monastère, les feuilles
frémir sous le vent alpin, et les ceps de vigne susurrer leurs secrets à la
lumière dorée du couchant.
Niché à Saint-Jeoire-Prieuré, au sud-est de Chambéry, le Prieuré
Saint-Hughes n’est pas qu’un domaine viticole : c’est un fragment de Savoie
suspendu dans le temps, une enclave de poésie terrienne où la vigne s’épanouit
entre ciel et roc.
Fondé au cœur d’un terroir historique aux pentes caressées
par le soleil, ce domaine est aujourd’hui porté par Mathieu et Vincent Quénard,
deux frères aux racines bien ancrées et à l’esprit libre. Héritiers d’un
savoir-faire familial et régional, ils ont choisi de conduire leurs vignes en
agriculture biologique, puis en biodynamie depuis 2016. Ici, pas de chimie, pas
de tricherie : la nature est souveraine, et le vigneron son humble serviteur.
Les cépages y trouvent une expression pure et lumineuse :
– la Jacquère, fraîche comme une aube d’automne,
– la Roussanne, ample et minérale,
– la Mondeuse, fougueuse et épicée,
– l’Altesse, noble et racée,
– et le Gamay, fringant et charmeur.
Au chai, pas de poudre de perlimpinpin ni d’esbroufe
œnologique. Le travail se fait avec patience, en levures indigènes, avec peu ou
pas de soufre, pour laisser parler le vin, nu, franc, vibrant. On y ressent la
roche, la fraîcheur alpine, la sincérité du geste.
Le Prieuré Saint-Hughes, c’est donc plus qu’un domaine :
c’est un chant d’amour à la Savoie, une ode à la lenteur, à la précision, à
l’authenticité. Un lieu où chaque cuvée est un murmure de la montagne, une main
tendue entre passé monastique et futur lumineux.