60% Gamay, pour la souplesse, le fruit rouge croquant et la
buvabilité
40% Mondeuse, pour la structure, les tanins délicats, et la
touche poivrée typique
Les cépages sont vinifiés séparément, puis assemblés après
l’élevage pour garantir un équilibre parfait
Lieu : Saint-Jeoire-Prieuré (Savoie), sur des sols
argilo-calcaires, à 350–400 mètres d’altitude
Conduite : Biodynamie certifiée
Vendanges manuelles, tri soigné
Enherbement naturel, travail léger des sols
Cépages cultivés sans désherbants ni produits de synthèse
Rendements faibles pour maximiser la concentration (~40–45
hl/ha)
Macération carbonique ou semi-carbonique (à la beaujolaise),
en grappes entières
Extraction douce, pour un fruit frais et juteux
Fermentation en cuve béton ou inox, à température contrôlée
(env. 20–22 °C)
Élevage court (4 à 6 mois) en cuve pour préserver la
fraîcheur
Égrappée et vinifiée de manière plus traditionnelle
Macération de 10 à 14 jours, remontages légers
Fermentation en levures indigènes
Élevage de 6 à 9 mois en cuve ou fût neutre selon le
millésime
Les vins du domaine
Ah, le Prieuré Saint-Hughes… Rien qu’à prononcer ce nom, on
croit entendre les cloches lointaines d’un ancien monastère, les feuilles
frémir sous le vent alpin, et les ceps de vigne susurrer leurs secrets à la
lumière dorée du couchant.
Niché à Saint-Jeoire-Prieuré, au sud-est de Chambéry, le Prieuré
Saint-Hughes n’est pas qu’un domaine viticole : c’est un fragment de Savoie
suspendu dans le temps, une enclave de poésie terrienne où la vigne s’épanouit
entre ciel et roc.
Fondé au cœur d’un terroir historique aux pentes caressées
par le soleil, ce domaine est aujourd’hui porté par Mathieu et Vincent Quénard,
deux frères aux racines bien ancrées et à l’esprit libre. Héritiers d’un
savoir-faire familial et régional, ils ont choisi de conduire leurs vignes en
agriculture biologique, puis en biodynamie depuis 2016. Ici, pas de chimie, pas
de tricherie : la nature est souveraine, et le vigneron son humble serviteur.
Les cépages y trouvent une expression pure et lumineuse :
– la Jacquère, fraîche comme une aube d’automne,
– la Roussanne, ample et minérale,
– la Mondeuse, fougueuse et épicée,
– l’Altesse, noble et racée,
– et le Gamay, fringant et charmeur.
Au chai, pas de poudre de perlimpinpin ni d’esbroufe
œnologique. Le travail se fait avec patience, en levures indigènes, avec peu ou
pas de soufre, pour laisser parler le vin, nu, franc, vibrant. On y ressent la
roche, la fraîcheur alpine, la sincérité du geste.
Le Prieuré Saint-Hughes, c’est donc plus qu’un domaine :
c’est un chant d’amour à la Savoie, une ode à la lenteur, à la précision, à
l’authenticité. Un lieu où chaque cuvée est un murmure de la montagne, une main
tendue entre passé monastique et futur lumineux.