Cépage : 100% Altesse, cépage indigène de Savoie (aussi
appelée "Roussette")
Parcelles : Situées à Saint-Jeoire-Prieuré, sur des sols
argilo-calcaires, riches en pierres et bien drainés
Altitude : environ 350 à 400 mètres, avec une belle
exposition est/sud-est
Agriculture biodynamique (certifiée). Respect du calendrier
lunaire
Labour léger, enherbement naturel, traitements à base de
plantes (tisanes, décoctions, silice, bouse de corne)
Vendanges manuelles, tri rigoureux, en caissettes, souvent fin
septembre-début octobre
Pressurage : Direct, lent, en grappes entières, pour
préserver finesse et éclat
Débourbage : Naturel, par sédimentation à froid
Fermentation : En levures indigènes, sans ajout exogène
Température contrôlée (15–17°C) pour exprimer les arômes
fins du cépage
Élevage : En cuves inox ou béton, parfois un peu de bois
neutre selon les millésimes
Sur lies fines pendant 6 à 9 mois, sans bâtonnage intensif
Aucun collage, filtration légère si nécessaire
Soufre : très modérément dosé (<40 mg/L total), voire
parfois sans ajout
pH : entre 3,2 et 3,4
Acidité totale : 4,5 à 5,5 g/L H₂SO₄ (~6,5 à 8 g/L
tartrique)
Sucres résiduels :
souvent <2 g/L (sec)
Les vins du domaine
Ah, le Prieuré Saint-Hughes… Rien qu’à prononcer ce nom, on
croit entendre les cloches lointaines d’un ancien monastère, les feuilles
frémir sous le vent alpin, et les ceps de vigne susurrer leurs secrets à la
lumière dorée du couchant.
Niché à Saint-Jeoire-Prieuré, au sud-est de Chambéry, le Prieuré
Saint-Hughes n’est pas qu’un domaine viticole : c’est un fragment de Savoie
suspendu dans le temps, une enclave de poésie terrienne où la vigne s’épanouit
entre ciel et roc.
Fondé au cœur d’un terroir historique aux pentes caressées
par le soleil, ce domaine est aujourd’hui porté par Mathieu et Vincent Quénard,
deux frères aux racines bien ancrées et à l’esprit libre. Héritiers d’un
savoir-faire familial et régional, ils ont choisi de conduire leurs vignes en
agriculture biologique, puis en biodynamie depuis 2016. Ici, pas de chimie, pas
de tricherie : la nature est souveraine, et le vigneron son humble serviteur.
Les cépages y trouvent une expression pure et lumineuse :
– la Jacquère, fraîche comme une aube d’automne,
– la Roussanne, ample et minérale,
– la Mondeuse, fougueuse et épicée,
– l’Altesse, noble et racée,
– et le Gamay, fringant et charmeur.
Au chai, pas de poudre de perlimpinpin ni d’esbroufe
œnologique. Le travail se fait avec patience, en levures indigènes, avec peu ou
pas de soufre, pour laisser parler le vin, nu, franc, vibrant. On y ressent la
roche, la fraîcheur alpine, la sincérité du geste.
Le Prieuré Saint-Hughes, c’est donc plus qu’un domaine :
c’est un chant d’amour à la Savoie, une ode à la lenteur, à la précision, à
l’authenticité. Un lieu où chaque cuvée est un murmure de la montagne, une main
tendue entre passé monastique et futur lumineux.