Cépage : 100% Jacquère, cépage autochtone et emblématique de
la Savoie.
Mode de culture : biodynamie certifiée, avec semis d'engrais
verts, préparations de bouse de corne, tisanes, et respect total du rythme
lunaire.
Travail du sol : labour doux, sans désherbant chimique, avec
conservation de la biodiversité (haies, faune, fleurs spontanées).
Vendanges : manuelles, à pleine maturité, pour préserver la
fraîcheur et l’acidité naturelles du cépage.
Pressurage doux, en grappes entières, pour conserver
l’élégance et la finesse du jus.
Fermentation : en levures indigènes, sans ajout de levures
industrielles.
Élevage : en cuves inox ou cuves béton ovoïdes (selon les
millésimes), pour préserver la tension et l’expression minérale.
Sulfites : très faibles doses, voire aucun ajout si les
conditions le permettent.
Aucun collage, filtration légère si nécessaire — on laisse
le vin s’exprimer librement.
Les vins du domaine
Ah, le Prieuré Saint-Hughes… Rien qu’à prononcer ce nom, on
croit entendre les cloches lointaines d’un ancien monastère, les feuilles
frémir sous le vent alpin, et les ceps de vigne susurrer leurs secrets à la
lumière dorée du couchant.
Niché à Saint-Jeoire-Prieuré, au sud-est de Chambéry, le Prieuré
Saint-Hughes n’est pas qu’un domaine viticole : c’est un fragment de Savoie
suspendu dans le temps, une enclave de poésie terrienne où la vigne s’épanouit
entre ciel et roc.
Fondé au cœur d’un terroir historique aux pentes caressées
par le soleil, ce domaine est aujourd’hui porté par Mathieu et Vincent Quénard,
deux frères aux racines bien ancrées et à l’esprit libre. Héritiers d’un
savoir-faire familial et régional, ils ont choisi de conduire leurs vignes en
agriculture biologique, puis en biodynamie depuis 2016. Ici, pas de chimie, pas
de tricherie : la nature est souveraine, et le vigneron son humble serviteur.
Les cépages y trouvent une expression pure et lumineuse :
– la Jacquère, fraîche comme une aube d’automne,
– la Roussanne, ample et minérale,
– la Mondeuse, fougueuse et épicée,
– l’Altesse, noble et racée,
– et le Gamay, fringant et charmeur.
Au chai, pas de poudre de perlimpinpin ni d’esbroufe
œnologique. Le travail se fait avec patience, en levures indigènes, avec peu ou
pas de soufre, pour laisser parler le vin, nu, franc, vibrant. On y ressent la
roche, la fraîcheur alpine, la sincérité du geste.
Le Prieuré Saint-Hughes, c’est donc plus qu’un domaine :
c’est un chant d’amour à la Savoie, une ode à la lenteur, à la précision, à
l’authenticité. Un lieu où chaque cuvée est un murmure de la montagne, une main
tendue entre passé monastique et futur lumineux.